Cette année, la Journée mondiale pour le travail décent, célébrée le 7 octobre, est consacrée aux millions de travailleurs et de travailleuses aux quatre coins du monde qui réclament une justice salariale.

Le 7 octobre est la Journée internationale pour le travail décent.

Les vidéos ci-dessous présentent deux partenaires syndicaux : Boutayeb Bouchkhachakh, secrétaire adjoint du SNIME et Joel Odigie, secrétaire adjoint de la CSI-Afrique. Découvrez le travail décent! Les vidéos sont sous-titrées en français et en néerlandais.

 

Boutayeb Bouchkhachakh – SNIME – Marokko

Joel Odigie –CSI-Afrique

 

La CSI a également fait campagne aujourd’hui.

/Pour l’article original dont l’extrait ci-dessous fait partie, cliquez ici/

L’inflation galopante, résultant de la recherche de profits par de puissantes entreprises qui contrôlent l’énergie, les transports, les produits alimentaires et d’autres produits de première nécessité, plonge davantage de travailleurs/euses et leur famille dans la pauvreté.

Plus de la moitié des ménages peinent à s’en sortir et 10 % ne sont même pas en mesure de prendre en charge les coûts des biens de première nécessité.

La pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont un impact considérable sur la fourniture de biens, et rien n’est fait contre les profits tirés de ces crises par les entreprises.

Cette situation vient s’ajouter à la diminution, depuis plusieurs décennies, de la part de la prospérité qui revient aux travailleurs/euses dans la mesure où ils obtenaient déjà moins que ce qui leur était dû suite à la suppression des activités syndicales, en particulier la négociation collective.

Dans la plupart des pays, les salaires minima ne sont pas appropriés, de sorte que ces travailleurs/euses continuent de perdre du terrain.

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La rupture du contrat social résultant des décisions délibérées prises par les gouvernements menace la démocratie elle-même dans la mesure où la répression antisyndicale et l’absence de garantie de législations du travail équitables atteignent des niveaux sans précédent.

Cette situation se trouve renforcée par le mythe véhiculé par certains économistes et représentants des banques centrales, ainsi que des milieux politiques et médiatiques conservateurs, selon lequel l’inflation est en quelque sorte imputable aux travailleurs et aux travailleuses et que toute augmentation des revenus des personnes serait préjudiciable à l’économie. Tout cela est tout simplement faux : l’inflation dans les quelques pays qui appliquent l’indexation automatique des salaires atteint à peu près le même niveau que celui dans les pays comparables qui n’ont pas accordé d’augmentations salariales.

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Les travailleurs et les travailleuses dans le monde entier n’ont eu d’autre choix que de faire grève pour exiger des mesures visant à réduire l’écart salarial face à l’inflation galopante qui prive les ménages et les communautés de la possibilité d’avoir accès à une vie décente et à un avenir digne.

Le mouvement syndical international est uni pour défendre la justice salariale pour tous les travailleurs et les travailleuses, dans l’économie tant formelle qu’informelle, où qu’ils vivent et quelles que soient leurs activités.

 

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